Digital Detox pour déconnecter les addicts

En ces temps de bonnes résolutions, la digital detox peut s’avérer des plus à propos.  Ordinateurs, smartphones et autres tablettes ont envahi nos quotidiens. Alors que les méfaits sur la santé physique et psychique se font progressivement sentir dans notre société hyper-connectée, une déconnexion ponctuelle pourrait devenir une habitude à prendre : bienvenue dans la digital detox.

La digital detox, revoir sa dépendance du digital

L’explosion des ventes de smartphones et la prolifération des applications mobiles n’a pas pour seul effet de booster l’économie numérique. En effet,  la révolution digitale a eu un impact réel sur notre mode de vie, créant des situations jusqu’alors impensables : l’usage du smartphone pour toutes les petites choses du quotidien, du réveil à la liste de courses, crée une véritable dépendance des écrans qui peut avoir des incidences néfastes sur la santé de les utilisateurs.

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La dépendance du smartphone, un véritable fait de société (Crédits : Waahoo)

L’une des dérives les plus répandues est le syndrome FOMO (Fear of Missing out/Peur de rater quelque chose).  Les personnes qui passent beaucoup (trop) de temps sur les réseaux sociaux tissent un lien symptomatique avec le réseau et la peur de manquer quelque chose les pousse à se connecter en permanence.  Il en va de même pour ceux qui ne parviennent pas à maintenir étanche la frontière entre leur vie privée et leur vie professionnelle. A côté du syndrome FOMO, la nomophobie (peur maladive de se retrouver sans téléphone) touche aussi de plus en plus de personnes, tout comme les tendinites ou les burn-out numériques.

Ce listing n’éclipse pas les autres méfaits psychiques d’une utilisation des smartphones à trop haute dose. Outre les maladies, passer trop d’heures sur les écrans engendre des pertes de concentration, de sommeil, de la dispersion mentale ainsi qu’un important niveau de stress. Lorsqu’une personne en arrive à consulter son téléphone avant de se coucher ou dès son réveil, c’est qu’il est vraisemblablement temps de faire une bonne digital detox.

Des solutions qui se déclinent à l’infini

La digital detox prend souvent des airs de cure classique : proposer à des gens de se déconnecter de tout objet électronique pendant une période prolongée (deux ou trois jours en général). Elles sont proposées dans différents centres à travers la France, comme à Vichy ou dans certains hôtels parisiens. Au programme :  méditation, alimentation équilibrée, relaxation, ou encore pause nature, soit tout ce qui peut aider les addicts à décrocher des écrans. Une sorte de jeûne numérique pour ceux qui en ont vraiment besoin. Un site internet s’est même spécialisé dans les séjours de vacances dans l’ambiance digital detox.

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L’application Moment, un des outils pour perpétuer la digital detox au quotidien (Crédits : DigitalTrends)

Outre ces cures souvent assez onéreuses, la digital detox peut aussi se faire au quotidien grâce à une foule d’objets pensés pour cela. Grâce à un coffre-fort qui garde votre téléphone pour une durée déterminée, comme Kitchen Safe, ou encore à des applications (aussi paradoxal que cela puisse paraître) qui aident à faire un usage plus modéré des smartphones par exemple. Comment ? En imposant une veille au bout d’un certain temps d’utilisation (PhoneDetox), en donnant des récompenses pour le temps de repos d’écran accordé (FlipD), en donnant les chiffres réels de vos activités numériques (les heures passées sur chaque page pour se rendre compte du temps perdu… comme le fait l’application Moment), ces applications peuvent permettre un recours plus sain aux nouvelles technologies.

Mais surtout, l’intérêt principal d’une digital detox est de la réitérer aussi souvent que possible, comme le martèlent de nombreux spécialistes. Se mettre hors de portée des écrans pendant une journée, passer un week-end sans regarder ses mails, arrêter de regarder son téléphone au lit… autant de petites choses pour éviter d’en arriver à la dépendance. A chacun de se concocter sa digital detox sur-mesure pour envisager un usage plus adéquat du numérique. Exception faite de OuiHop’ bien entendu ;-).

 

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