Vagsy Goma, l’avenir du VTC africain

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Vagsy Goma est une personnalité en vogue. Le jeune entrepreneur d’à peine 30 ans  fait beaucoup parler de lui sur le continent africain. Pourquoi? Pour ce rêve qu’il chérit : celui de moderniser la mobilité dans les grandes villes d’Afrique. Sa solution : Africab, un service de VTC ultra-moderne qu’il a lancé en juin 2015 à Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire.

Un jeune entrepreneur pour une nouvelle mobilité en Afrique

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Vagsy Goma et Africab, le VTC d’une nouvelle mobilité (Crédits : Africab/LinkedIn)

Vagsy Goma est un homme intrigant. Petit-fils du président congolais Denis Sassou-Nguesso, il est né au Congo mais il a par la suite  réalisé ses études de commerce en France,  à l’IDRAC, où il a obtenu une licence en management et en marketing. Plutôt que de rester en Europe, il a de suite démontré son envie de porter des projets sur le continent africain. Après plusieurs expériences professionnelles réussies, il a décidé de lancer sa propre entreprise : Africab.

Une solution de mobilité VTC moyenne et haut de gamme pour les grandes villes africaines en pleine expansion économique. Pour commencer, il a choisi Abidjan, principal pôle économique de Côte d’Ivoire pour lancer son activité. Avec une flotte de 70 véhicules qu’il compte pousser jusqu’à 150 d’ici décembre 2016, le pari est lancé. Les habitants de la principale ville du pays commencent d’ailleurs à s’habituer au va-et-vient des taxis noirs flambants neufs.

L’effet « saute-mouton » ou comment combler un gap technologique

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(Crédits : Africab)

Vagsy Goma a une vision bien à lui de ce que doivent amener les nouveaux entrepreneurs en Afrique. En plein boom, le continent doit selon lui s’inscrire dans la modernité de manière durable. Il parle volontiers de l’effet « saute-mouton » ou leapfrogging, cette idée que malgré l’écart technologique actuel, il faut envisager de passer directement à une diffusion à grande échelle des technologies les plus avancées pour se positionner en tête dans la compétition mondiale. Sans devoir nécessairement passer par toutes les étapes intermédiaires.

Concrètement? Profiter des nouvelles technologies pour améliorer la qualité de vie des habitants du continent tout en créant des emplois durables, à forte valeur ajoutée. Vagsy Goma qui a lancé son activité de VTC à Abidjan n’en reste pas moins dans l’optique de développer un service pan-africain, qui saurait séduire les habitants des principales grandes villes d’Afrique. Certaines sources parlent déjà des premières franchises Africab à Cotonou et à Lomé, respectivement au Bénin et au Togo.

Le VTC, mobilité urbaine du futur?

Son idée d’Africab part d’un constat simple : une classe moyenne émerge progressivement dans les principales agglomérations d’Afrique et elle serait très  demandeuse d’une nouvelle manière de se déplacer.

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Une flotte de VTC professionnelle, signée Africab (Crédits : Africab)

Pourtant, Africab fonctionne comme une compagnie de taxi classique : Vagsy Goma possède ses véhicules et emploie ses chauffeurs, formés à l’Academy Africab, garantie d’un service soigné. Via cette activité assez nouvelle en Afrique, Vagsy Goma espère pouvoir changer la mobilité urbaine avec deux mots d’ordre principaux : modernité et sécurité. Ses véhicules neufs contrastent d’ailleurs avec le parc automobiles de mauvaise qualité qui sillonnent les rues de la capitale économique ivoirienne. Et la formation de ses chauffeurs vise à proposer un service d’une grande qualité, adaptable en fonction de la gamme demandée.

Malgré une concurrence assez rude à Abidjan, avec d’autres compagnies de taxi telles Izicab, Taxijet, Drive ou encore le géant mondial Uber qui se verrait bien étendre son modèle aux grandes villes du continent, Vagsy Goma reste persuadé du développement futur de ses Africabs. Après avoir investi déjà plus d’un milliard de Francs CFA (1,5 millions d’euros), il a réuni un consortium d’investisseurs pour pousser plus loin encore sa compagnie et, pourquoi pas, la voir gagner d’autres métropoles africaines.

Jeune entrepreneur primé plusieurs fois en Côte d’Ivoire, il ne cesse de marteler l’importance de l’entreprise pour le futur de l’Afrique dans un monde globalisé en plein tournant numérique,  soulignant au passage le besoin crucial d’une « culture entrepreneuriale fondée sur la technologie et l’identité africaine » (site Africab). Espérons juste que le service VTC d’Africab en devienne un bel exemple.

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