Rencontre avec Frédéric, smart ambassadeur des mobilités du futur

OuiHop’ est allé à la rencontre de Frédéric, un ingénieur en informatique passionné par les nouvelles technologies, jeune OuiHoper et fervent promoteur des véhicules électriques. Nous avons eu la chance de lui poser quelques questions afin qu’il revienne avec nous sur ses nombreux engagements. Portrait d’un vrai ambassadeur des transports de demain.

Bonjour, pouvez-vous présenter en quelques mots ?

Oui, bien sûr. Je m’appelle Frédéric et je suis ingénieur dans l’industrie, l’industrie informatique pour être plus précis. Et si je devais donner un trait saillant de mon caractère, je pense que je dirais que j’ai toujours été motivé par l’amélioration  de la vie des gens et de l’environnement par la technologie, …

Comment avez-vous découvert OuiHop’ ?

Alors là, je ne sais plus. Je n’arrive pas à me souvenir si c’était par une campagne mail ou si je suis tombé sur un site qui en parlait. Ah si ! C’était dans une publication de la MAIF. En tout cas, j’ai été séduit instantanément. J’étais déjà utilisateur de Blablacar mais bon, c’est vrai que c’est planifié et pas très instantané. C’est pratique pour les longs trajets, mais pas du tout adapté aux déplacements quotidiens. Du coup, quand j’ai découvert OuiHop’, j’ai trouvé le concept très sympa. J’ai téléchargé l’application directement et je me suis mis à l’utiliser.

Et à l’usage, c’est aussi cool que le concept lui-même. Parce que je me disais que c’était quand même mieux d’aider les autres sur mon trajet. Par exemple, quand je vais déposer mes enfants au lycée, ça m’arrive de voir des autostoppeurs sur le bord de la route. Mais bon, le problème c’est qu’on ne sait pas très bien sur qui on tombe. Il faut se faire un avis définitif en quelques secondes. Avec OuiHop’, c’est quand même mieux et plus sécurisé. Les gens ont un profil qui a été vérifié donc on sait qu’on peut les retrouver s’il y a un problème.  C’est drôle parce qu’en utilisant l’application, je me suis rendu compte à un moment qu’il y avait un compteur qui tournait quand je roulais, et que je gagnais des Hopiz.

Vous n’aviez pas remarqué les Hopiz avant ?

Non, pas du tout. Je m’en suis rendu compte après avoir commencé à utiliser l’application. Du coup, j’ai regardé et j’ai vu qu’on pouvait gagner des lots intéressants. Comme des cartes de lavage par exemple. J’ai vu aussi qu’on pouvait gagner des chèques carburant. Cependant, moi ça fait trois ans que je roule à l’électrique alors je me suis dit : mais qu’est-ce que je pourrais bien faire avec ces chèques carburant ? Du coup, je suis entré en contact avec Laurent et je lui ai posé la question. Il m’a répondu tout de suite.

Vous avez un véhicule électrique ?

Oui, ça fait très longtemps que je m’intéresse aux voitures électriques. Dans les années 90, quand j’étais encore étudiant, j’avais suivi l’apparition des premières voitures électriques aux Etats-Unis : les EV1. C’était vraiment les toutes premières voitures électriques « grand public » et il n’était pas possible de les acheter, General Motors se contentait de les louer. Mais d’un coup, le constructeur a décidé de retirer ses véhicules alors que ceux qui les utilisaient les adoraient. Ils ont tous fini à la casse. C’est assez triste. Mais si ça vous intéresse, il y a un reportage dessus que vous pouvez trouver sur Youtube je pense (Who killed the electric car ? – Qui a tué la voiture électrique ?).

EV1, la première voiture électrique de General Motors (Crédits : GM Media Archives)
EV1, la première voiture électrique de General Motors (Crédits : GM Media Archives)

Bref, en fait je rêvais de rouler en voiture électrique depuis mon plus jeune âge. Mais j’ai attendu les premiers modèles suffisamment au point, et financièrement abordables, pour me lancer. En 2013, j’ai donc acheté une Zoé. J’aime beaucoup cette voiture et je pense que ça doit se sentir parce que j’en parle beaucoup autour de moi. Je suis devenu un référent sur la voiture électrique en quelque sorte (rires). Car les gens connaissent finalement peu de choses là-dessus mais ils aiment bien découvrir le monde des véhicules électriques et ils sont rapidement convaincus une fois qu’ils en savent suffisamment.

Par exemple à mon travail, sur un site qui compte 800 personnes à peu près, j’ai organisé deux expositions sur les véhicules électriques en deux ans. J’avais invité Renault et mes collègues ont pu essayer les véhicules électriques après la pause déjeuner. C’était très sympa. Et je pense que ça a eu un certain succès puisque nous sommes 5 à rouler en Zoé désormais et d’autres attendent le moment de changer leur véhicule pour aussi passer à l’électrique. Surtout, vu que l’autonomie de la batterie a été multipliée par deux, la ZOE est encore plus convaincante. D’ailleurs, nous allons acheter une seconde ZOE en remplacement de notre deuxième voiture qui fonctionne encore au pétrole. Enfin voilà, j’essaie de faire… disons une sorte de vulgarisation de tout ce qui concerne les véhicules électriques.

Et vous croisez beaucoup d’automobilistes qui roulent aussi à l’électrique ?

Oui, je croise de plus en plus de Zoé en grande banlieue parisienne. Et les gens qui ne connaissent pas sont très curieux quand ils en voient une, surpris parfois même.

Une fois, avant de connaître OuiHop’, j’avais pris un autostoppeur et au bout de quelques kilomètres, il m’avait dit : « mais elle ne fait pas de bruit cette voiture ?!? ». Ça avait été l’occasion de lui parler un peu plus des véhicules électriques et ça l’avait beaucoup intéressé. Surtout que la plupart des gens ont pas mal d’a priori.

La Renault ZOE, la Ford T du XXIème siècle ? (Crédits : Automobile-Propre.com)
La Renault ZOE, la Ford T du XXIème siècle ? (Crédits : Automobile-Propre.com)

Quelle est la réaction des OuiHopers face à votre véhicule lorsque vous en prenez ?

Eh bien, étant donné que ça fait à peine un mois que je suis inscrit, je n’ai pas encore eu la chance de prendre quelqu’un sur mon trajet. Ça viendra, j’en suis convaincu. J’ai regardé sur la carte, le problème, c’est que, pour l’instant, il n’y a pas beaucoup de piétons dans mon coin. Vu que je suis un peu à la campagne, et que c’est une zone assez mal desservie par les transports en commun, la plupart des gens ont leur véhicule. Mais bon, vu que je fais quand même un peu de route pour aller déposer mes enfants, ça m’est déjà arrivé de prendre certains de leurs amis en stop quand ils avaient raté le bus.

Je dois faire un peu moins de 50-60 kilomètres tous les jours, du coup c’est bien en-dessous de l’autonomie de ma voiture et ça me donne de bonnes chances de pouvoir dépanner quelqu’un à l’avenir. Je pense aussi que les habitudes de mobilité collaborative ne sont pas encore totalement entrées dans les mœurs. Mais ça viendra aussi, c’est certain. Il faudrait juste trouver un moyen de vulgariser cette pratique, de la rendre accessible à plus de monde.

Tiens, une question que j’ai oubliée : vous utilisez un GPS ? Lequel ?

Oui, oui, j’utilise le GPS intégré à ma voiture. C’est vrai qu’il n’est pas super à jour mais bon on l’a plus facilement au bout des doigts, c’est vraiment pratique. Et à côté, je lance OuiHop’ sur mon téléphone pour tous mes trajets quotidiens. Je m’en sers aussi comme d’un GPS, je le trouve assez complet. Surtout que moi, personnellement, je me sers plutôt du GPS pour gérer mon timing, à savoir : connaître mon heure d’arrivée. Comme ça je sais directement si je suis en retard ou pas. Mais ce qui serait vraiment chouette, ce serait de pouvoir intégrer OuiHop’ aux GPS des véhicules. Là, j’avoue que ce serait vraiment plus pratique. R-Link c’est bien, mais Renault devrait quand même penser à intégrer plus d’applications intelligentes, comme OuiHop’ par exemple.

Il me semble que vous n’êtes pas seulement engagé pour les véhicules électriques : faites-vous d’autres choses en dehors de la promotion des nouvelles mobilités ?

Oui, par exemple je suis récemment devenu l’ambassadeur de Mon p’ti voisinage. C’est un réseau social de voisinage. Du coup, on se mobilise entre voisins pour toujours garder un œil sur ce qui se passe dans notre coin, on s’échange des bons plans et on organise des événements de voisinage. J’avais trouvé cette application sur internet et je dois reconnaître que je la trouve très chouette. J’en parle autour de moi, à mes voisins. En fait, quand je dis que je suis devenu « ambassadeur », c’est surtout que Mon p’ti voisinage m’a envoyé du matériel pour que je puisse en faire la promotion. Comme des flyers par exemple. Non franchement, c’est un truc super bien. Pour le moment, ça fonctionne pas mal sur le bouche-à-oreille mais ça nous a déjà donné l’occasion de s’échanger quelques bons plans, entre voisins.

(Crédits : Mon p'ti voisinage)
(Crédits : Mon p’ti voisinage)

Sinon, l’aspect circuit court me plaît beaucoup aussi… Enfin, je sais que quand j’aime quelque chose, je le fais savoir (rire). Et je dois être assez convaincant car les gens aiment bien suivre mes conseils.

Autre engagement, dans mon entreprise, je suis membre du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail. C’est un engagement volontaire que j’aime bien car on apporte de l’aide et des informations aux autres salariés, on discute avec la direction de ce qu’on souhaite améliorer, et la direction nous consulte pour tout changement d’organisation ou l’introduction de nouvelles technologies. Là par exemple, je suis en train de pousser pour qu’on installe plus de bornes de recharge électrique sur le site car il n’y en a que deux. J’espère que ce sera pour bientôt.

Et sinon… quoi d’autres ? Ah, plus jeune, j’étais également équipier secouriste à la Croix Rouge. Voilà, je crois que je n’ai rien oublié (rire).

Et OuiHop’ ?

Oui, OuiHop’ évidemment (rire). Oui, c’est certain que je ne vais pas me priver d’en parler autour de moi. J’en parle déjà pas mal à toutes mes connaissances, mes amis, à mes collègues et je ne manquerai pas d’en parler (ou d’en reparler) à mes voisins. Dans mon entreprise, surtout. Je vais entrer en discussion avec la commission transport du site pour voir si on ne peut pas adhérer à OuiHop’, faire quelque chose dans le genre. Ça pourrait vraiment être super bien car il y a toujours des besoins de covoiturage de dernière minute : les transports en commun n’étant pas toujours très ponctuels, on peut rater sa correspondance et OuiHop’ peut nous sauver la journée !

Une dernière chose que vous aimeriez dire aux utilisateurs de OuiHop’ ?

Oui, bien sûr : à tous les automobilistes et à tous les piétons, parce que généralement on est toujours un peu les deux, il faut qu’on fasse le buzz ! Il faut faire le buzz ! C’est vraiment la seule solution pour qu’on puisse diversifier les modes de transports, pour les rendre plus propres et plus intelligents.

 

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