George Ferguson, maire iconoclaste de Bristol

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S’il fallait trouver une personnalité emblématique de la SmartAttitude, ce serait bien lui. Ancien architecte, George Ferguson est devenu en 2012 maire de Bristol, sixième ville d’Angleterre, avec pour ambition que sa ville grouille d’idées nouvelles et citoyennes, qu’elle devienne, selon ses mots, un « laboratoire du changement ».

Bristol : Capitale verte européenne 2015

Pari tenu : Bristol a été élue « Capitale verte de l’Europe pour 2015 » lors du sommet mondial des villes durables Ecocity, organisé à Nantes en juin 2013. La cité britannique l’a emporté sur un ensemble de 12 critères : transport, espaces verts, biodiversité, qualité de l’air, qualité de l’environnement sonore, déchets, consommation d’eau, traitement des eaux usées, emplois verts, politiques en matière de changement climatique, gestion de l’environnement et énergie.

Toujours affublé d’un pantalon rouge vif, dont il a fait sa marque de fabrique, George Ferguson souligne ainsi son plan d’action pour l’amélioration des transports et les investissements massifs de la ville dans les énergies renouvelables pour plus grande efficacité énergétique.

Ainsi, 100 millions d’euros ont été investis dans les projets de développement d’énergie, par exemple le programme Bristol Solar City, qui a déjà délivré 1,8 GWh d’électricité solaire. « Les citoyens devront jouer un rôle central dans la réduction de la demande énergétique et accroître l’utilisation de l’approvisionnement en énergie renouvelable, explique-t-il. Mon rôle est d’encourager l’initiative individuelle et de m’assurer que tout le monde est engagé. »

« Mon rôle est d’encourager l’initiative individuelle et de m’assurer que tout le monde est engagé. « 

Un maire payé en monnaie locale

Pour mieux communiquer avec ses administrés, George Ferguson mise sur les réseaux sociaux : il invite les résidents à échanger avec lui sur son blog ou via Twitter. Plus original encore, la ville s’est dotée de sa propre monnaie, la « Bristol pound » (ou livre Bristol), et le maire a annoncé lors de son investiture que son salaire lui serait désormais versé en monnaie locale !

Frivole, la livre Bristol ? Que nenni : elle sert par exemple à payer ses taxes locales, et la municipalité dépense ses revenus dans cette devise auprès d’entreprises locales, ce qui impacte positivement les emplois et l’empreinte carbone des projets publics locaux. « C’est une manière de défier le rouleau compresseur des multinationales qui ne sont intéressés que par les énormes bénéfices pour leurs actionnaires, explique George Ferguson. Nous nous assurons ainsi que la croissance soit bénéfique à tout le monde et pas nuisible. »

 

Bristol au top en termes de qualité de vie

George Ferguson a placé le citoyen au centre de son action et les résultats sont là : multiplication des parcs, réduction de la pollution, rénovation du centre-ville, limitation de la vitesse à 30 km/h partout en ville, développement des pistes cyclables, etc. Le maire peut être fier : « Nous produisons moins de déchets par habitant que toutes les autres villes anglaises, nous recyclons plus, nous consommons moins et nous avons le plus fort taux d’utilisation de vélos du pays. »

Bristol a en effet été désignée première « cycling city » d’Angleterre et elle figure dans le Top 5 des villes britanniques en termes de qualité de vie, de croissance économique et de créations d’entreprises. Aucun doute, où qu’il aille ensuite, le maire de Bristol a désormais une sacré carte de visite !

Pour en savoir plus : Blog de George Ferguson

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