En mer ou dans les airs, soyez cotransporté tout l’été

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Pour voyager smart cet été, multipliez les moyens de transport mutualisés ! S’il est sans doute inutile de vous présenter le covoiturage, saviez-vous que le même principe de partage s’applique aussi au bateau, ce qu’on appelle le cobaturage, et même désormais à l’avion ?

Le cobaturage a le vent en poupe

L’idée n’est pas si bateau : mettre en relation d’heureux propriétaires de voiliers, yachts ou autres navires avec des amoureux de la mer privés d’embarcation pour partager un bon moment marin. En France, les premiers qui ont pris le large avec ce concept sont deux Varois, Aurélian Petit et Guillaume Deloffre, en lançant dans le grand bain le site Cobaturage.fr. Les bateliers qui s’inscrivent sur la plateforme précisent leur port de départ et d’arrivée, mais également les loisirs proposés, tels que pêche ou ski nautique.

Faire du cobaturage en Bretagne? c’est possible !

En Bretagne, un autre site de cobaturage a aussi largué les amarres. Créé par quatre jeunes du Morbihan aux pieds marins, Maxime et Renaud Moy, François Le Névé et Maxime Quiltu, Cobaturage.bzh est plus axé sur les liaisons maritimes. Leur idée est venue de la difficulté des transports entre le littoral et les îles bretonnes : coûts élevés, horaires peu flexibles… « Il ne s’agit surtout pas de faire une virée en bateau mais de se transporter d’île en île et de port en port dans toute la Bretagne. L’occasion aussi de créer des rencontres et de naviguer plus souvent », explique Maxime Moy au journal Le Télégramme.

Avec le co-avionnage, l’économie collaborative prend de la hauteur

Les plateformes de co-avionnage fonctionnent sur le même principe que celles de covoiturage : elles mettent en relation des pilotes d’avion de tourisme et des passagers dans le but de partager un vol et les frais associés. Tout le monde y trouve son compte : les pilotes peuvent amortir en partie le coût élevé de l’heure de vol et les passagers économisent du temps et de l’argent, tout en profitant d’un panorama en altitude.

En France, plusieurs sites sont en piste – Wingshare.fr, OffWeFly.eu, Wingly.io – mais peinent à décoller. La raison est en partie juridique : aux Etats-Unis, le site pionnier en la matière, FlyteNow.com, a explosé en vol quand l’administration fédérale de l’aviation l’a assimilé à une activité d’avions-taxis (le même problème qu’a rencontré récemment UberPop en France). Les plateformes françaises expliquent donc qu’il ne s’agit pas de faire du transport commercial mais plutôt de créer une communauté de passionnés. Wingly souligne ainsi que ses pilotes « volent sur des avions légers. Le format est différent de l’aviation commerciale. Vous devez garder à l’esprit que l’aviation privée ne peut pas offrir les mêmes services que cette dernière. Par ailleurs, les vols peuvent être annulés si les conditions météorologiques sont défavorables à une pratique sécuritaire. » (Lire cette analyse intéressante sur AeroVFR.com.)

Et si vous préférez les jets privés aux petits avions de tourisme, plus besoin d’être imposé à l’ISF : grâce aux sites Wijet.com ou Cojetage.com, vous pourrez vous envoyer en l’air en grande pompe sans vous ruiner.

 

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