Un Airbnb des réfugiés pour se mettre au Calm

L’an dernier en France, près de 15 000 personnes ont reçu le statut de réfugiés, selon l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides). Un chiffre qui, suite à la crise migratoire actuelle, devrait être largement dépassé cette année. Anticipant que les promesses d’accueil gouvernementales ne suffiront pas, plusieurs associations proposent de mettre en relation particuliers et réfugiés afin d’héberger ces derniers.

C’est le cas de Calm, acronyme de « Comme à la maison », lancé début septembre par l’association Singa. Cette dernière s’est inspirée de l’organisation allemande Refugees Welcome, dont les membres ont déjà hébergé plus de 100 réfugiés provenant de Syrie mais aussi d’Afghanistan, du Mali, du Nigéria ou de Somalie.

Rapidement rebaptisé « Airbnb des réfugiés » par les médias, Calm fonctionne comme un site de rencontres solidaires et permet à des familles d’héberger des demandeurs d’asile pendant plusieurs semaines ou mois (la durée minimale d’hébergement est de deux semaines, et il n’y a pas de durée maximale). « Nous avons beaucoup de familles qui ont des chambres libres parce que les enfants sont partis, on a aussi des personnes seules, ou des agriculteurs, des gens qui habitent en milieu rural. On a même quelqu’un qui habite un château », explique Alice Barbe, cofondatrice de Singa, à France Info.

Le lancement de Calm a pratiquement coïncidé avec la publication, à la une des principaux quotidiens, de la photo du jeune Syrien Aylan Kurdi, dont le corps s’est échoué sur une plage de Bodrum en Turquie. Est-ce la raison pour laquelle le site a connu un tel afflux ? En effet, trois jours après l’événement, Calm précisait que plus de 500 personnes s’étaient proposées comme hôtes…

L’accueil se fait sur la base du bénévolat, même si les réfugiés peuvent parfois contribuer au loyer. Afin que l’intégration du réfugié à la maison se déroule bien, l’association Singa offre des formations et a rédigé une charte de « colocation » que logeurs et hébergés doivent respecter.

« Si on donne une chance à ces réfugiés et si on améliore les conditions d’accueil, on peut arriver à une société ou le vivre-ensemble est possible pour tout le monde », dit Alice Barbe, interrogée par Le Figaro.

Pour en savoir plus : Calm

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