Ils donnent de la tenue à vos entretiens

association cravate solidaire_smart attitude

 

« Comment choisir le bon look pour un entretien ? », « Entretien d’embauche : les détails vestimentaires qui font la différence »… En matière d’emploi, on le sait, l’habit fait souvent le moine. Mais comment fait-on pour trouver la cravate et le costard assortis au job convoité quand on n’a pas le sou, faute… d’emploi ?

La solution ? Elle porte un nom farfelu : « La Cravate solidaire ». Cette association fondée en 2012 et reconnue d’intérêt général offre une tenue professionnelle – costumes, ceintures, tailleurs, robes, chemises, chaussures… – aux personnes en recherche d’emploi pour les aider à mettre toutes les chances de leur côté.

Redonner confiance à ceux qui se sentent dévalorisés

L’idée est venue aux trois fondateurs, Nicolas Gradziel, Yann Lotodé et Jacques-Henri Strubel, lorsqu’ils étudiaient à l’École des dirigeants et créateurs d’entreprises à La Défense. « Dans ce quartier, on voyait passer des costumes-cravates tous les jours, explique Nicolas au journal LibérationOn a alors pensé à toutes ces tenues qui devaient dormir dans les placards. Et aux personnes précaires qui n’avaient pas les moyens de se payer un costume à 200 euros. »

La plupart de ceux qui nouent un lien avec la Cravate solidaire, souvent sur les conseils d’une association, sont âgés de 16 à 25 ans, au chômage ou en situation de décrochage.  Autant dire des personnes qui se sentent dévalorisées : « On a envie de lutter contre les inégalités, mais pas seulement, dit Jacques-Henri. L’idée, c’est surtout de remettre la personne en confiance. Quand elle se voit dans la glace avec des vêtements qu’elle n’a pas l’habitude de porter, c’est une image positive d’elle-même qui se reflète. »

Ils vous offrent le costume… et la tête de l’emploi !

Et pour que les personnes qui enfilent leur nouveau costume se sentent vraiment dans la peau d’un superhéros, La Cravate solidaire leur dispense également des formations sur leur apparence physique, leur apprend à bien rédiger une lettre de motivation et à savoir se vendre face à un recruteur blasé. Il y a même un atelier de prise de photos que les candidats pourront utiliser sur leur CV. « Le but est qu’ils nous quittent bien sapés mais aussi avec le moral gonflé à bloc ! »

Initialement constituée de leur propres habits, la garde-robe assemblée par les trois compères s’est agrandie grâce aux dons de particuliers, qui déposent leurs vêtements dans des points-relais mis en place par des bénévoles. L’association récupère aussi des invendus et organise des collectes auprès d’entreprises telles que SFR.

François Hollande lui-même a apporté son soutien en intégrant La Cravate solidaire parmi 15 initiatives socialement innovantes dans le cadre de l’opération « La France s’engage ». Et les demandes pour exporter le concept dans d’autres villes ou à l’étranger affluent. Un peu dépassés par leur succès, Nicolas, Yann et Jacques-Henri entendent bien continuer et rester smart, au propre comme au figuré.

Pour en savoir plus : La Cravate solidaire

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