Green Bird, un vent de propreté

Green Bird, ce mouvement né au Japon au début des années 2000, pour assurer la propreté des rues a peu à peu gagné toute la planète. C’est en 2007 que les expatriés tentent pour la première fois de lancer l’élan Green Bird à Paris. En faisant la promotion d’une culture collective de la propreté urbaine, nul doute que Green Bird devait bien plaire à certains. Ce serait d’ailleurs un euphémisme de dire que la capitale française en avait bien besoin.

Green Bird, de l’archipel du Pacifique à l’Île-de-France

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Les bénévoles de l’association Green Bird lors de leur opération nettoyage dans le quartier du Marais à Paris, le samedi 25 février 2017 (Crédits : Green Bird / Yoshiko Inaï)

Green Bird est né dans un quartier de Tokyo au Japon il y a près de quinze ans lorsqu’un collectif d’habitants s’est mobilisé en association pour préserver la propreté de leur cadre de vie. L’affaire aurait très bien pu rester locale. Pourtant, l’impulsion était telle que le mouvement Green Bird a su finalement conquérir la ville, puis le pays entier avant de transiter à l’étranger, diffusé par la diaspora nippone.

L’association a finalement pris son envol à Paris, il y a près de dix ans. Surpris en arrivant par l’état de propreté de la ville, plusieurs japonais ayant élu domicile en France n’ont pas pu résister à importer Green Bird et son esprit. En formant l’antenne française, les Green Bird (« Oiseaux Verts »), qui contraste avec le triste gris des pigeons parisiens, font de la prévention et de la sensibilisation à la propreté par la pratique. Et ils parviennent à faire pas mal d’émules, de plus en plus décidés à bousculer le quotidien des Parisiens.

Green Bird, la propreté au coeur de l’harmonie collective

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(Crédits : Green Bird / Yoshiko Inaï)

Le projet Green Bird repose sur des ambitions collectives. L’association organise des événements réguliers dans la capitale (au moins une fois par mois), auxquels sont conviés les bénévoles disponibles. Face aux badauds intrigués par cette bande de nettoyeurs aux chasubles verts, les bénévoles Green Bird attaquent le grand ménage de printemps, toujours le sourire aux lèvres.

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Les bénévoles Green Bird en action (Crédits : Green Bird / Yoshiko Inaï)

L’objectif de ces actions est double : d’une part, il s’agit de mener une action localisée pour assainir une place, un parc, une rue… enfin, un bout de la ville ; d’autre part, l’association Green Bird veut sensibiliser les passants au fait que l’état de nos trottoirs est l’affaire de tous. Infatigable, Green Bird se passe d’argument accusateur pour remplir ses missions. Un brin de motivation, de conscience collective et d’huile de coude sont déjà bien suffisants pour redorer l’image des rues parisiennes.

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Green Bird, l’occasion de sensibiliser… même les plus jeunes (Crédits : Green Bird / Yoshiko Inaï)

Un grand merci à Yoshiko, responsable de Green Bird Paris, pour les photos de leur dernière action qui a lieu dans le quartier du Marais à Paris, le samedi 25 février. Pour les parisiens intéressés, les curieux ou encore ceux qui aimeraient développer le mouvement dans leur ville, n’hésitez pas à visiter leur page Facebook et à prendre contact avec eux. Toutes les petites pattes sont bienvenues.

1 Commentaire

  1. C’est une association qui mérite d’être soutenue car la pollution urbaine est une des sources de la pollution marine, dont on parle tant avec les « continents » de plastique.

    Je fais partie d’une association – Nature Libre – qui, depuis 10 ans, nettoie les plages des Hauts-de-France chaque mois. Et ce n’est pas du luxe : en 4 nettoyages, nous en sommes presque à 2 tonnes pour cette année ! Sans compter les déchets que nous ramassons par nous-mêmes, chacun de son côté…

    Tout cela part de l’inconscience, de l’incivisme et du manque d’éducation, mais ce sont des associations comme les Green Birds qui peuvent, de leur côté, changer certaines mentalités.

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