GoCambio échange hébergement contre cours de langue

Sergio, qui a une chambre de libre dans son appartement madrilène, aimerait bien perfectionner son anglais. Murray, qui en a marre de la bruine dans son patelin écossais, se verrait bien en vacances à Madrid. Vous voyez où nous voulons en venir ? Sauf que pas de chance, GoCambio y a pensé avant vous et nous !

Start-up irlandaise lancée au printemps dernier par les frère et sœur Ian O’Sullivan et Deirdre Bounds, GoCambio est une plateforme collaborative entièrement gratuite qui associe des « Hosts » et des « Guests ». Les premiers hébergent les seconds, et leur mitonnent même parfois de bons petits plats ; en échange, les invités donnent deux heures de cours de langue par jour aux autochtones.

Un Airbnb gratuit et polyglotte

C’est le meilleur des mondes : d’une part, il n’existe rien de mieux pour s’améliorer dans une langue étrangère que de parler avec un natif ; d’autre part, pour découvrir une ville étrangère, rien ne vaut les conseils d’une personne qui y réside. Un concept gagnant-gagnant qui séduit : GoCambio compte déjà 7 000 membres éparpillés dans plus de 100 pays différents, selon ses créateurs.

Et n’allez pas croire que les arrangements entre « Hosts » et « Guests » se font au petit bonheur la chance. Pour assurer confort et sécurité à ses membres, GoCambio a mis en place de nombreux garde-fous : outre un profil détaillé à renseigner, hôtes et invités doivent se contacter pour vérifier leur compatibilité (un appel via Skype est également conseillé avant de consentir à un échange).

Comme sur des plateformes telles qu’Airbnb, les profils sont très variés. « Beaucoup de familles sont inscrites : GoCambio permet aux parents de trouver un tuteur qui donne des cours de langues étrangères aux enfants à moindre coût », explique Anaïs Chabaud, responsable de GoCambio en France, à WeDemain.

« Pour l’instant, il s’agit d’un simple échange linguistique, mais on ne sait pas encore quelles autres compétences les gens choisiront de partager plus tard », précise Deirdre Bounds. Financée par des subventions du gouvernement irlandais et des dons privés, la start-up ne recherche pas le profit : « Nous ne gagnons pas d’argent. Plus tard, nous pensons à nous engager dans des partenariats, par exemple avec des musées ou des établissements culturels, mais une chose est sûre, GoCambio sera toujours gratuit pour tous ses utilisateurs. »

Pour en savoir plus : GoCambio

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