Tous en selle pour la rentrée avec l’indemnité kilométrique vélo (IKV)

Si un kilomètre à pied use les souliers, un kilomètre à vélo peut désormais rapporter gros.

Une des mesures de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, promulguée le 17 août dernier, impose en effet aux employeurs de prendre en charge une partie des frais engagés par leurs salariés qui se déplacent en bicyclette entre leur domicile et leur lieu de travail. Cette aide prend la forme d’une « indemnité kilométrique vélo » (IKV), dont le montant, bientôt fixé par décret, devrait être d’environ 25 centimes d’euro par kilomètre (à comparer à l’indemnité voiture, comprise entre 24 et 59 centimes selon la puissance du véhicule et le nombre de kilomètres parcourus).

Une rentrée en roue libre ou en sprint ?

A titre d’exemple, un salarié qui roule environ 10 kilomètres par jour aller-retour pourrait toucher 50 euros (exonérés d’impôt sur le revenu), mais il n’est pas financièrement intéressant de pédaler plus, car l’IKV devrait être plafonnée à 55 euros mensuels. A noter que l’indemnité peut être cumulée avec le remboursement de l’abonnement transport uniquement « lorsqu’il s’agit d’un trajet de rabattement vers une gare ou une station, ou lorsque le salarié réside hors du périmètre de transport urbain ».

L’employeur n’est pas en reste puisque l’IKV est exonérée de cotisations sociales (dans la limite d’un montant à définir). D’autre part, à partir du 1er janvier 2016, les entreprises qui mettront des vélos à disposition de leurs salariés pourront déduire les frais générés de leur impôt sur les sociétés, dans la limite cependant de 25 % du prix d’achat de la flotte de vélos…

Au final, quoi de plus smart que d’inciter les salariés à utiliser le vélo pour se rendre au bureau ? Ainsi, ils se maintiennent en bonne santé et ils contribuent à désengorger les autres moyens de transport, ce qui profite à l’ensemble de la société. On peut juste regretter qu’il ait fallu si longtemps pour adopter un dispositif qui existe, entre autres, aux Pays-Bas et en Belgique depuis de nombreuses années. Espérons juste que cette mesure permettra aux villes françaises de faire meilleure figure dans le palmarès Copenhagenize des villes où il fait bon pédaler…

 

Pour en savoir plus : L’Express

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